DPStream en 2026 : situation actuelle
DPStream, l’un des plus vieux noms du streaming illégal francophone, a une histoire particulièrement chaotique : bloqué par la justice dès 2013, ses administrateurs historiques arrêtés en 2019, et pourtant toujours en ligne aujourd’hui sous de nouveaux domaines (dpstream.cam, dpstream.wtf, dpstream.fyi…) qui changent au rythme des blocages ARCOM.
Ce que vous devez savoir :
- DPStream a déjà fermé : blocage judiciaire en 2013, puis arrestation de son administrateur et de six complices en 2019
- Le site reste illégal : il diffuse du contenu protégé sans autorisation des ayants droit
- Il est bloqué par les principaux FAI français, avec un blocage automatisé depuis janvier 2026
- Ses miroirs sont dangereux : 60 % des sites de streaming illégal contiennent des malwares selon Kaspersky
- Son usage expose à des amendes Hadopi/ARCOM (jusqu’à 300 000 €)
- Des alternatives légales existent pour l’essentiel de son catalogue VF/VOSTFR
Ce guide raconte l’histoire mouvementée de DPStream, explique les risques, et surtout comment regarder les mêmes contenus gratuitement et légalement.
DPStream est illégal, déjà fermé une fois par la justice et une fois par la police ; ses miroirs 2026 sont des cibles de blocage automatisé et des nids à malwares (60 % contiennent un malware selon Kaspersky).
- Un VPN ne le rend pas légal - visionner des œuvres piratées expose toujours aux amendes Hadopi/ARCOM.
- Son catalogue généraliste (films, séries, animés VF/VOSTFR) est disponible légalement, souvent gratuit : Molotov, Pluto TV, France.tv, ARTE, Netflix avec pub.
- Si vous y allez quand même, activez au moins NordVPN Threat Protection (ou Surfshark CleanWeb) + uBlock Origin, et n'installez jamais de « codec ».
Ce qu’est (et était) DPStream
DPStream fait partie des vétérans du streaming gratuit francophone, avec un catalogue généraliste bien plus large que des sites de niche comme Papystreaming : films récents et classiques, séries en VF et VOSTFR, animés, documentaires, avec à la fois du streaming et du téléchargement direct sur certains miroirs. C’est cette ancienneté et cette diversité de catalogue qui expliquent sa notoriété persistante malgré une histoire judiciaire particulièrement lourde.
Le catalogue typique
- Films récents en streaming HD, aux côtés d’un fonds de catalogue plus ancien
- Séries françaises et internationales, proposées en VF et en VOSTFR
- Animés japonais, une catégorie qui a longtemps fait la réputation du site
- Documentaires et contenus généralistes
- Sur certains miroirs, des liens de téléchargement direct en complément du streaming
Le modèle économique : publicité intrusive, pop-ups, redirections vers des sites de paris illégaux, un schéma identique à celui de French Stream et Papystreaming.
Deux fermetures, une histoire mouvementée
C’est le point le plus frappant de l’histoire de DPStream : contrairement à beaucoup de ses concurrents, il n’a pas été bloqué une fois, mais a subi deux coups d’arrêt majeurs et distincts.
28 novembre 2013 : premier blocage judiciaire
Le tribunal de grande instance de Paris a ordonné aux fournisseurs d’accès (Orange, Bouygues Telecom, Numéricable, Free, SFR, Darty Télécom) et aux moteurs de recherche (Google, Microsoft, Yahoo) de bloquer et de déréférencer une série de sites de streaming, dont Allostreaming, Alloshowtv, FiFoStream et DPStream. Le jugement cite un chiffre marquant : DPStream avait attiré plus de 2 millions de visiteurs uniques en France sur le seul mois de septembre 2013. C’est l’une des toutes premières décisions de blocage massif de sites de streaming en France.
29 mai 2019 : l’administrateur arrêté
Six ans plus tard, une opération judiciaire beaucoup plus lourde a visé directement les exploitants du site. L’ALPA, la SACEM et la police judiciaire de Dijon ont mené une action conjointe contre douze sites de streaming illégal, dont DPStream.co, Full-Stream.ws et SerieFR.eu. Un administrateur informatique de 22 ans originaire de Besançon a été arrêté, ainsi que six complices (cinq hommes et une femme) originaires de Montpellier, Rennes et Strasbourg.
Les enquêteurs ont établi que l’administrateur n’indexait pas seulement des liens : il hébergeait directement des fichiers sur des serveurs situés aux Pays-Bas et en Suisse, où plus de deux millions de fichiers protégés ont été saisis. Le réseau de sites générait plus de 200 000 € de revenus publicitaires entre 2017 et 2019, complétés par 8 bitcoins issus de scripts de minage insérés dans les pages. Le dossier a été instruit pour contrefaçon en bande organisée.
Un nom qui a survécu à ses fondateurs
Malgré ce démantèlement, la marque DPStream a été reprise par d’autres opérateurs sous de nouveaux noms de domaine dans les mois qui ont suivi, un schéma classique dans le streaming illégal : le nom et la notoriété du site survivent souvent à la condamnation de ses créateurs d’origine, avec des gestionnaires anonymes qui prennent le relais.
Les blocages ARCOM et la course aux miroirs en 2026
Depuis, DPStream fonctionne comme la plupart des grands sites de streaming illégal : par migration permanente de domaine. Chaque adresse bloquée est remplacée par une nouvelle en quelques jours, parfois en quelques heures.
Un décret entré en vigueur en janvier 2026 a changé la donne : l’ARCOM peut désormais appliquer un blocage dynamique automatisé, qui permet de filtrer un nouveau domaine identifié en moins de deux heures, contre plusieurs jours auparavant. Résultat : la fenêtre d’accessibilité de chaque nouveau miroir DPStream s’est effondrée.
En 2026, plusieurs adresses ont circulé successivement : dpstream.cam, dpstream.wtf, dpstream.fyi, dpstream.cloud, ainsi que d’anciens domaines déjà hors service (dpstream.net, .life, .fit, .cv…). Aucune de ces adresses n’a de raison de rester stable au moment où vous lisez cet article.
DPStream n’est pas seul dans cette situation : d’autres sites du même écosystème instable, comme Streamiz, Enstream, Allo show TV ou Streamania, suivent un schéma identique de migration permanente et de blocages en cascade. Ce ne sont pas des miroirs de DPStream à proprement parler, mais des sites comparables, tout aussi illégaux et tout aussi peu recommandables.
Pourquoi DPStream est dangereux aujourd’hui
Les risques malware
Les miroirs actuels de DPStream, comme ceux de ses concurrents, sont infestés :
- Pop-ups permanents redirigeant vers des sites de paris illégaux
- Faux players qui demandent d’installer une « extension » (malware)
- Cryptominers JavaScript qui ralentissent massivement votre navigation
- Phishing bancaire via de fausses pages Stripe/PayPal
- Faux avertissements Windows/Mac demandant d’appeler un « support »
Un utilisateur non protégé peut se retrouver avec un ransomware chiffrant tous ses documents personnels en quelques clics malencontreux.
Les risques juridiques
Le Code de la propriété intellectuelle sanctionne la contrefaçon, avec ou sans VPN :
- Amende jusqu’à 300 000 € pour délit de contrefaçon (montant maximum)
- 3 ans de prison dans les cas graves (comme celui de l’administrateur de DPStream en 2019)
- 1 500 € Hadopi/ARCOM en procédure simplifiée
- 7 500 € pour usage d’un site bloqué
Les ayants droit (SACEM, ALPA, APP) ont intensifié les poursuites depuis 2023, avec l’exemple de DPStream comme précédent : une condamnation pour bande organisée reste possible pour les exploitants, mais les utilisateurs restent eux aussi exposés aux amendes Hadopi/ARCOM.
Les alternatives légales à DPStream
C’est la bonne nouvelle : la quasi-totalité du catalogue généraliste de DPStream (films, séries VF/VOSTFR, animés, documentaires) se trouve légalement ailleurs, souvent gratuitement.
Chaînes et replays TV gratuits
Molotov TV : plus de 20 chaînes françaises gratuites en direct (TF1, France 2, France 3, M6, ARTE, BFM TV…) et replays 7 jours. Compte gratuit, sans VPN nécessaire.

Pluto TV : plus de 100 chaînes thématiques gratuites (films, séries, animation) financées par la publicité, sans inscription.
France.tv : France 2, 3, 4, 5, Slash en direct et en replay, documentaires et fictions françaises.
Cinéma et documentaires
ARTE : gratuit, sans compte obligatoire, catalogue de cinéma d’auteur et de documentaires parmi les plus qualitatifs en France.

La Cinetek : films sélectionnés par des cinéastes, abonnement autour de 9 €/mois.
Séries et films récents
- Netflix avec publicité (5,99 €/mois)
- Prime Video (inclus avec Amazon Prime)
- Disney+ et Max pour les productions premium
- TF1+, M6+ : replays gratuits des chaînes correspondantes
Animés en VOSTFR
Crunchyroll propose un plan gratuit avec publicité et un catalogue légal d’animés en VOSTFR et VF, l’un des points forts historiques du catalogue DPStream.
Catalogue américain massif
Tubi (USA, via un VPN américain type NordVPN) : catalogue gratuit énorme, légal aux États-Unis et accessible via VPN.
Si vous allez malgré tout sur ces sites
Ce n’est pas notre recommandation, d’autant que l’historique judiciaire de DPStream montre que ni le site ni ses exploitants ne sont fiables sur la durée. Mais si vous y allez quand même :
1. Un VPN avec Threat Protection actif
NordVPN et sa fonctionnalité Threat Protection bloquent automatiquement :
- Les domaines de malware connus
- Les pop-ups publicitaires malveillants
- Les scripts cryptominer
- Les redirections phishing
Avec Surfshark, la fonction CleanWeb a le même rôle. C’est une couche essentielle de protection si vous fréquentez des sites douteux.
2. Un bloqueur de pubs agressif
uBlock Origin avec filtres activés (EasyList, EasyPrivacy, Fanboy’s Annoyance List) bloque 80-90 % des pop-ups malveillantes.
3. Un navigateur dédié
Ne jamais utiliser le même navigateur que vos comptes bancaires, Google, réseaux sociaux. Utilisez un navigateur séparé, en mode privé, déconnecté de tout.
4. Pas d’installation de « codec » ou « player »
Les sites de streaming pirates demandent régulièrement d’installer un « codec » ou un « lecteur vidéo » pour lire les fichiers. C’est toujours un malware. Les navigateurs modernes lisent tous les formats vidéo standards, aucune extension n’est nécessaire.
Pour aller plus loin
L’histoire de DPStream, deux fermetures majeures en six ans et pourtant toujours en ligne sous d’autres noms, résume bien pourquoi le streaming illégal reste un pari perdant : même un blocage judiciaire et l’arrestation de ses administrateurs ne suffisent pas à garantir votre sécurité sur les miroirs qui suivent. Le streaming gratuit et légal a énormément progressé en 2026 : Molotov, Pluto TV, France.tv, ARTE et Crunchyroll (plan gratuit) couvrent l’essentiel de ce que DPStream proposait.
Un VPN reste utile pour :
- Voyager en gardant vos abonnements français
- Accéder à Tubi et aux catalogues étrangers depuis la France (légal avec un compte VPN payant)
- Protéger votre sécurité sur les sites douteux (Threat Protection NordVPN)
Nos 4 VPN testés pour un streaming sûr :
- Threat Protection bloque malwares/phishing
- 6 200+ serveurs, NordLynx rapide
- Vos abonnements FR à l'étranger
- CleanWeb bloque pubs + scripts malveillants
- Connexions illimitées
- Tubi / Crackle via serveurs US
- Suisse, open source, audité
- Plan Plus : 140+ pays, streaming
- 30 jours remboursés
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